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Wallonie Picarde, du coeur et du talent
Le Musée du Cuir et des Industries du Péruwelzis
 
 
Un peu d'histoire
 
Museecuir1.jpgAu XVIème siècle, en plus des brasseurs, des cordonniers, des maréchaux, des couturiers, des marchands lainiers, il y avait deux tanneurs.

En ce temps-là, on a recensé 187 maisons à Péruwelz.

Milieu du XVIIIème siècle, la tannerie semble prendre un certain essor. Jean-Baptiste Boitte a acquis la maison du teinturier Nicaise Prévost sur la Petite Place. Par an, il traitait 750 peaux et employait 6 ouvriers. Ses 4 cuves se trouvaient sans doute dans l’enclos des Brigittins.

En 1780, 13 religieux dont 9 prêtres vivaient dans ce couvent qui fut pourtant supprimé en mars 1784 par un décret de l’empereur Joseph II. En 1802, François Petit, époux de demoiselle Boitte, devenu tanneur comme son beau-père s’est rendu acquéreur de l’enclos.

En 1830, on compte 4 tanneries, 8 corroieries, 2 maroquineries et 1 mégisserie.

En 1851, alors que les Péruwelziens diversifient leurs industries ou passent d’une affaire à l’autre (bonnetier devient marchand de vin), les frères Kensier et B Theys n’hésitent pas à placer leurs produits dans des expositions tant en Belgique qu’à l’étranger.

En 1883, les frères Kensier reviennent avec une médaille d’argent d’Amsterdam tandis qu’en 1885, les laines Duez gagnent deux médailles d’or à l’exposition d’Anvers .

Après 1830, les entreprises du cuir deviennent plus importantes. Baugnies passe de 20 ouvriers en 1864 à 150 à la fin du siècle. En 1900, les frères Baugnies ouvrent une succursale au-delà de la frontière. Désireux d’aider les pauvres, en 1877, la tannerie Baugnies fonda 'La Fraternité '.
 
En 1870, la tannerie Kensier occupe 40 ouvriers.

Adelson Marlier est devenu en 1880 l’entreprise la plus importante de la ville en diversifiant le travail du cuir. A la fois tannerie, corroierie, mégisserie, elle innove par sa 'manufacture de chaussures '.En 1877, apparaît chez Marlier, la première fabrication en séries.
Mercier à la ruelle Coulon (chez les pompiers actuellement) travaille les peaux de moutons.

La tannerie Mazurelle fondée à la veille des hostilités de 1914 vit sa prospérité se marquer après la guerre.

En 1864, un ouvrier tanneur gagnait 1,50 F à 2 F par journée de 10 heures alors qu’un pain de 3kg coûtait 70 centimes.

Tous ces ouvriers du cuir donnaient vie à notre cité. Pour fêter St Crépin le 25 octobre de chaque année, des sociétés de musique issues du milieu du travail, comme chez Marlier, parcouraient les rues de la ville. Cela faisait l’affaire des nombreux cabaretiers.
 
 
Le Bâtiment
 
Museecuir2.jpg

Depuis 1994, ce musée s’est installé dans une splendide maison (ancien atelier du cordonnier Catiane) datant du XVIIIème siècle de style tournaisien où le mariage entre la brique, la pierre bleue et la pierre de sable, forme un ensemble harmonieux.

A l’intérieur, les voûtes ont été refaites pour respecter l’architecture originelle.
 
Animation
 
Dans ce musée, le responsable compare les techniques d’autrefois tant pour la conservation de la peau que pour le tannage proprement dit.
 
Coudre
Participation active des jeunes au cours de la visite : coudre, découper, imprimer...
 
 
 
Présentation du travail de la peau au produit fini (unique en Belgique).
Couper
 
Patrimoine
  
Le Musée présente une collection d'objets, d'outils et de machines illustrant le travail du cuir.
 
Recadrer
Pointure 62
 
Chaussure ayant appartenu à Fernand Bachelard : seul exemplaire encore existant.
 
Responsable du Musée :
 

M. Jean-Pierre Paemelaere
Rue de la Guérison, 54
7601 Roucourt

GSM : +32 (0)497 88 42 15
Le Responsable du Musée au travail
 
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